Archives de catégorie : Athéisme

L’athéisme est une attitude ou une doctrine qui ne conçoit pas l’existence ou affirme l’inexistence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit, contrairement, par exemple, au déisme et au théisme qui soutiennent ces existences, ou à l’agnosticisme qui considère que personne ne peut répondre à ces questions. C’est une position philosophique qui peut être formulée ainsi : il n’existe rien dans l’Univers qui ressemble de près ou de loin à ce que les croyants appellent un « dieu », ou « Dieu ».

NON à l’état d’urgence !

Depuis la mise en place de l’état d’urgence à la suite des attentats de novembre dernier, on se doutait bien que le gouvernement allait le prolonger. En attendant de légiférer pour renforcer encore plus les droits de police, l’Etat, son Président et son gouvernement obtiendront sans l’ombre d’un doute le renouvellement des pouvoirs spéciaux votés par la représentation nationale. En distillant méthodiquement les injonctions patriotiques, les déclarations alarmantes visant à entretenir la peur et les autojustifications visant à démontrer l’efficacité antiterroriste de l’état d’urgence, le chef de l’Etat et ses lieutenants conditionnent l’opinion à l’acceptation sans réserve de la mise entre parenthèse pour longtemps des libertés publiques ou plutôt de ce qu’il en restait…

Le régime de «démocratie dite représentative» qui laissait déjà à la liberté individuelle très peu de latitude pour s’exercer pleinement, voit ses prérogatives rognées par les mesures d’exception inscrites dans la Loi. Outre la séparation des pouvoirs de police, judiciaires et législatifs, les droits de réunion et de manifestation se trouvent largement remis en cause, voire interdits (au bon vouloir des autorités…). La « démocratie » tant vantée par les édiles et quasiment l’ensemble de la « représentation politique » voit aujourd’hui son vernis éclater au grand jour. Les lois sécuritaires déjà tant décriées se sont renforcées, pour maintenant venir nous priver des quelques « libertés » collectives qui subsistaient !

Pouvait-on attendre autre chose de l’État ?

L’État par sa nature et dans sa fonction détenteur de l’Autorité est autoritaire ! L’État est détenteur des «droits de police». Par essence l’État est policier ! Toujours au service des dominants, il nous éclaire aujourd’hui sur sa capacité à rendre légitimes aux yeux du plus grand nombre les pires mesures liberticides…
Les gouvernants ont montré instantanément qu’à l’occasion des attentats meurtriers et barbares ils allaient aussi s’attaquer à bien d’autres entités, considérées comme des « ennemis de l’intérieur ».
Ainsi, durant la COP21 de novembre 2015, toute manifestation fut interdite et/ou réprimée, des assignations à résidence « préventives » de militant-e-s eurent lieu en amont de l’événement ainsi que des centaines d’arrestations et gardes-à-vue… Les mobilisations sur la voie publique interdites aussi, permettant ainsi à l’État d’empêcher toute contestation sociale.
L’Union nationale, ce mythe qui tente d’agréger ensemble des personnes aux conditions totalement différentes, diversifiées, vient aux côtés de la dimension liberticide des Pouvoirs, masquer la réelle dimension de ce qui se trame.
Aujourd’hui, sous couvert de lutte contre le terrorisme, les dirigeants luttent contre tout ce qui s’oppose à leurs politiques, leurs intérêts, leurs prébendes…
Sous couvert de lutte contre le terrorisme, ils s’emploient à distiller le poison du racisme et de la division.
La réalité de la domination et de l’exploitation ne connaît aucun questionnement ni obstacle. Avec le racisme en bandoulière, pour les dominants, tout paraît bon pour diviser. Ils tentent ainsi d’enfoncer encore plus dans la tête des classes opprimées l’idée que le monde est «bien fait» à la condition que chacun-e reste à la place  qui lui a été dévolue! Les dominant-e-s dans les châteaux et les dominé-e-s dans la misère…

Dieu et l’État

charliehebdolassassincourttoujoursS’il est incontestable que les religions, toutes les religions, contiennent dans leur ADN des dimensions autoritaires, identitaires, inégalitaires et parfois guerrières et meurtrières, nous ne considérons pas pour autant que les États doivent être exemptés des responsabilités qui sont les leurs en matière de violence sociale, et de violence expansionniste. Les Capitalistes et les États portent de lourdes responsabilités quand ils mènent des guerres sur tous les continents, favorisant ainsi le développement et l’enracinement d’organisations religieuses et fascistes. Il en va ainsi aujourd’hui au Moyen-Orient et en Afrique …
Pour nous, la lutte contre «l’état d’urgence» et la loi antiterroriste en devenir s’accompagne de la nécessaire lutte contre tout ce qui porte atteinte à nos libertés !e à la place  qui lui a été dévolue! Les dominant-e-s dans les châteaux et les dominé-e-s dans la misère…

Résister et lutter pour un autre futur

Ainsi il nous paraît nécessaire de nous opposer aux politiques guerrières et impérialistes des États, à tous les débordements et à toutes les tentatives criminelles auxquelles les pratiques religieuses quelles qu’elles soient s’adonnent, à toutes les tentatives d’ancrage dans la société de menées racistes, xénophobes et fascistes, ainsi qu’à l’état d’urgence, aux lois sécuritaires et liberticides.
Rien ne doit venir faire obstacle à l’accueil des migrant-es dès lors que nous inscrivons le combat pour la liberté de circulation et d’accueil au sein de la dimension internationaliste qui est la nôtre !
Lutter contre tous les discours identitaires, racistes, religieux, nationalistes, fascistes nous impose de nous engager autour des valeurs suivantes :

  • l’égalité économique et sociale,
  • la défense des droits des femmes contre le patriarcat,
  • la défense de la laïcité,
  • la dénonciation des discours nationalistes et xénophobes d’où qu’ils viennent,
  • la perspective d’une société débarrassée de tous les systèmes de domination,
  • une société que nous voulons autogestionnaire et solidaire…

Groupe Albert Camus

logoOA_0Organisation Anarchiste Toulouse (organisation_anarchiste@infosetanalyseslibertaires.org )

janvier 2016


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Massacres … et Etat d’urgence !

 

BataclanDes massacres odieux…
Deux semaines après de nouveaux massacres commis par des religieux fanatiques, passé le choc de l’émotion, de  l’indignation devant l’ignoble barbarie, le temps est maintenant à l’expression.
De tels actes n’ont évidemment aucune justification, quelle qu’elle soit.
Certain-e-s pourront trouver des explications ou des motivations implicites d’ordres divers ; c’est une fois de plus par cécité, par manque d’assurance, voire de fermeté  politique conduisant inévitablement à des positionnements chaotiques.

Des causes bien réelles…
Les raisons profondes de tels actes se nourrissent  effectivement d’un  certain nombre de causes facilement décelables pour le commun des mortels.
Citons ici, sans les hiérarchiser,  les « systèmes iniques », lesquels sans exception aucune s’établissent sur ce que nous nommons DOMINATION.
La vie des Humains est ainsi encadrée par le capitalisme, l’affairisme, les religions, les nationalismes, les
Gouvernants etc.
Le  nationalisme, lequel  à côté d’un  attachement naturel au  lieu de naissance, au  mode d’existence, à  une  façon particulière de parler et d’agir, se réfère par-dessus tout à sa capacité à produire des groupes, des classes sociales et les  hiérarchies qui s’y rattachent…  Le nationalisme, à la racine, est destructeur et réactionnaire.  C’est  un produit de l’action de l’Etat et des  élites dirigeantes.
L’évolution sociale des peuples ne peut pas être coincée dans d’étroites  frontières restreintes, celles de l’Etat-Nation sans nuire aux individus qui y « survivent ». Les frontières qui nous séparent, nous divisent, nous opposent.
Le recours aux conflits entre nations, à la guerre, devient alors très souvent – trop souvent – une conséquence  devant laquelle les dirigeants ne reculent pas. Ils n’hésitent pas à s’y engager. Il faut préciser du reste qu’en réalité ils n’hésitent pas à engager leurs peuples.
Les guerres sont source de mort, de souffrance, d’exil. Au final, des territoires et des pays peuvent changer de mains, mais des potentats remplacent d’autres potentats et les peules restent opprimés comme ils l’étaient auparavant.  Seuls les drapeaux  et les dirigeants changent mais les systèmes, les conditions sociales iniques et les hiérarchies subsistent !
Le  capitalisme poursuit son œuvre destructrice de la vie humaine en privilégiant ses intérêts propres. Les capitalistes, quelle que soit leur nationalité, poursuivent un même et unique but : faire des affaires s’enrichir au détriment des classes exploitées… Le commerce des armes, les conflits et les guerres  qui l’alimentent  n’ont jamais été des obstacles à l’attitude d’une inhumaine inconséquence du capitalisme.  Ainsi, les capitalistes peuvent s’y vautrer sans aucune espèce de retenue.
Les conséquences… Ce n’est pas leur affaire !
Les religions, toutes les religions, ont été pourvoyeuses de conflits, de  guerres internes et/ou extérieures et, par le biais des dogmes et injonctions qu’elles véhiculent, se sont souvent sinon toujours posées comme des justifications aux  actes les plus barbares auxquels les peuples ont été confrontés. C’est une évidence qu’il est difficile de mettre en doute, les religions sont encore aujourd’hui  des obstacles à la prise de conscience des individus de l’état social, de l’état économique, de l’état culturel dans lesquels ils se trouvent  plongés. Aucune espèce de projets de vie, sinon un ascétisme et la « promesse d’un au-delà paradisiaque », un paradis pour  après… et encore à la condition d’avoir été « un bon croyant ».
Difficile dès lors qu’il y a à la fois  choix et  encombrement.   Chacun nous raconte  sans sourciller qu’il y a un seul Dieu, un seul prophète, et pour chacun d’eux un guide particulier …
Les gouvernants enfin nous distillent des discours qui tendent en premier lieu à dédouaner les uns et les autres des responsabilités bien réelles qui sont les leurs.
En premier lieu ils dénoncent les actes barbares qui sont perpétrés et s’empressent de signaler que les acteurs de tels massacres sont des « terroristes », des individus « qui se servent de la religion », « des ignares, individus primaires et sans conscience » écartant ainsi toute attache avec un des fondements de la Domination : le recours au religieux.
Ils n’évoquent pas les conséquences des conflits et des guerres et même s’emploient à intensifier leur participation aux actes guerriers, aujourd’hui en Irak et en Syrie,  en bombardant des populations civiles, même si ces dernières ne sont pas « les cibles ».
Ils parlent d’unité nationale… Ils font chanter la marseillaise… Et ils agitent les trois couleurs…
Le fascisme rampant, dans une telle situation, peut faire son miel et les apprentis autoritaires et fascisants ne
s’en privent pas !

Etat d'urgenceEtat d’urgence… Urgences d’Etat
Les gouvernants finissent par tisser le  maillage sécuritaire déjà existant, destiné nous disent-ils à éviter toute tentation terroriste…
Contrôles aux frontières renforcés… Présence policière et militaire  décuplée… Sécuritaire partout…
Arsenal de lois liberticides qui s’enchevêtrent et qui font d’un pays, d’un continent, un vaste camp de surveillance, sinon une prison.
L’Etat d’urgence, après une période initiale de 15 jours s’est  vu porté  à 3 mois par un vote quasi unanime des représentants de l’Assemblée nationale et du Sénat dans les jours qui ont suivi les attentats…
Des perquisitions par centaines, des assignations à résidence par dizaines, l’interdiction de rassemblements et de manifestations sans autre forme de procès s’installent dans le paysage de la dite République.
La raison invoquée par les élus et le gouvernement pour justifier ce qui constitue une mise entre parenthèses du « droit » au profit de l’arbitraire administratif, c’est la menace terroriste qui pèse sur le pays.
Nous sommes légitimes à nous poser cette question : « Qu’adviendra-t-il dans 3 mois ? » « La  menace terroriste aura-t-elle disparu ? »  Sûrement pas ! « L’état d’urgence sera-t-il levé ? »  On peut penser que non.

Les urgences réelles
Si urgence il y a, c’est bien de dénoncer l’état d’urgence qui vient s’ajouter comme une cerise sur le gâteau de la loi sur le renseignement ou plutôt sur le mille-feuille des lois sécuritaires et liberticides qui s’empilent depuis des années.
Si urgence il y a, c’est bien de défendre nos libertés pour défendre la Liberté avec un grand L :
• Face à la barbarie du fascisme religieux,
• Face à l’incurie des états va-t-en guerre,
• Face à la tyrannie capitaliste,
• Face à la surveillance généralisée.

Ce constat et cette volonté pleins de bon sens et de lucidité doivent conduire à résister aux discours des politiciens de tous bords qui surfent sur la peur encore et toujours. Leur discours est assez simple finalement : restez chez vous, faites ce qu’on vous dira de faire, on s’occupe de tout !
A ce jeu-là les libertés ne valent pas cher et il n’y aura jamais de sécurité pour les citoyen-ne-s que nous sommes.
Nous n’en voulons que pour preuves les interdictions des manifestations et rassemblements de revendications sociales et nous pouvons y ajouter les  descentes policières  faites chez des militant-e-s zadistes ou les détracteurs de la grande messe de la COP 21.
Ajoutons à cela,  les arrestations de manifestant-e-s à Paris, dimanche 30 novembre, arrestations et poursuites faisant suite à la marche pour le climat (COP 21)…
Et pendant ce temps là,  les échanges commerciaux continuent et  les profits restent garantis. C’est ainsi que les marchés de Noël, à Paris, à Strasbourg et  les soldes  ont  bien lieu et sont sécurisés.

De la même manière que nous condamnons tous les actes barbares et les assassinats aveugles et toutes les violences dirigées contre les populations civiles, nous  nous élevons avec la même vigueur contre  ces agissements des politiques, lesquels surfant sur de faux prétextes,  s’attachent à légitimer des atteintes à nos libertés et font de nous des spectateurs mineurs.
Nous affirmons ici que nous refusons  leurs guerres, celles qui engendrent nos morts !

Organisation Anarchiste
Novembre 2015

Vous avez dit laïcité ?

Vous avez dit laïcité ?

Pas un jour, pas un journal télévisé sans qu’il soit question de religion. Au pays de la séparation des Églises et de l’État, la religion, les religions, qu’on aurait pu croire renvoyées à la sphère privée, ne cessent d’envahir la sphère publique.

Les religions et les pratiques religieuses occupent de manière récurrente le devant de la scène médiatique à tel point que les journalistes ne savent voir et analyser les événements qu’à travers le prisme des religions.

L’influence des religions sur la vie des citoyens est indéniable. A droite comme à gauche, il ne faut pas gratter beaucoup pour faire apparaître des considérations qui relèvent plus du catéchisme religieux que d’une morale républicaine, si tant est qu’il en existe une.

L’illusion de la laïcité ne résiste pas à la simple observation des faits et des comportements. La République est dans le religieux et les religions sont dans la République. Le projet de loi visant à interdire le port du voile intégral, présenté en conseil des ministres, prévoit « un stage de citoyenneté » pour les personnes concernées.

Qui instrumentalise ? Qui manipule ? Allez savoir ! En tout cas, quand le Président de la République multiplie les signaux d’allégeance à l’église catholique et revisite la laïcité en la transformant en un œcuménisme opportuniste et politicien on voit bien que Dieu et l’État font toujours bon ménage.

Les religions nous oppriment

L’actualité de ces dernières années s’est beaucoup focalisée sur les manifestations plus ou moins spectaculaires de l’intégrisme musulman : guerres, dictatures féroces, droits de l’homme et de la femme bafoués en permanence, condamnations à mort, lois islamiques, vitriolages, etc.. A chaque fois des hommes s’arrogent le droit de juger, de châtier, de tuer, de mutiler, d’emprisonner au nom du prophète, tout comme le faisaient en leur temps les inquisiteurs de l’église chrétienne.

Les autorités catholiques font mine de découvrir aujourd’hui les abus sexuels commis en toute impunité sur des générations d’enfants qui leur étaient confiés pour être catéchisés. Les mêmes autorités qui condamnent l’homosexualité, qui partent en guerre contre le droit à l’avortement et à la contraception.

Torah, Bible, Coran, tout est bon pour régenter nos vies, codifier, contrôler, enrégimenter, moraliser, asservir au nom de Dieu, de ses représentations et de ses interprétations. Dès le plus jeune âge les religieux bourrent les crânes des enfants pour mieux les asservir à la pensée divine. L’oppression religieuse écrase le monde depuis des siècles.

Athée : pour penser librement

«Dieu est, donc l’homme est esclave. L’homme est libre, donc il n’y a point de Dieu. Je défie qui que ce soit de sortir de ce cercle, et maintenant, choisissons.» écrivait Michel Bakounine.
Tous les espoirs sont permis et tout devient possible dès lors qu’on a fait le choix d’être et de penser librement. Il n’y a en effet pas de liberté possible si l’on admet la domination divine. C’est sans conteste ce qui fonde l’athéisme. C’est évidemment ce qui le met au fondement même de la pensée anarchiste.

On comprendra aisément que, dans des sociétés fondées et organisées sur des rapports de domination, le fait athée soit délibérément écarté, rejeté, nié voire réprimé. Pourtant les athées sont nombreux et même de plus en plus nombreux. C’est le constat qui est fait régulièrement dans les sondages réalisés sur ce sujet, notamment les sondages CSA-Le Monde des Religions.
Ceci étant, force est de constater que les athées sont peu visibles : il y a donc des efforts à faire pour que l’athéisme ait droit de cité.

Athée Pride : pourquoi pas ?

L’hégémonie du religieux est telle qu’il est difficile d’être athée et de le revendiquer. La dictature du politiquement correct fait qu’aujourd’hui la critique de la religion peut facilement être assimilée à de l’islamophobie, de l’antisémitisme, du fanatisme anti-religieux.

Nous aurions sans doute beaucoup à gagner en produisant et en popularisant un discours qui soit plus un plaidoyer pour l’athéisme qu’une charge anti-religieuse. Plutôt que de nous limiter à faire la guerre idéologique à nos adversaires, ce qui reste nécessaire, nous serions bien inspirés de nous exprimer sur le bien-fondé de la pensée sans dieu.
A l’instar de la Gay Pride, journée de la fierté gay, nous pourrions lancer l’idée de l’Athée Pride. Ce serait l’opportunité de sortir le fait athée de la sphère privée pour le mettre sur la place publique. Ce serait l’occasion de promouvoir l’émergence d’un autre futur : sans domination d’aucune sorte.

Si l’on retient l’idée du défilé carnavalesque, il va falloir se creuser les méninges pour concevoir une allégorie de l’athéisme !
Alors ? Chiche ? On cherche une date et on en reparle.

Toulouse mai 2010,
Jérôme – Groupe Albert Camus